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Zokiki, dans les limbes et ça nous rappelle la cigale et la fourmi

Zokiki, dans les limbes et ça nous rappelle la cigale et la fourmi 1

Cette fameuse fable de Jean de La Fontaine illustre bien le mandat de ces anciens sénateurs, occupés à d’autres choses, plutôt qu’à faire le travail que la constitution leur reconnaît, à savoir nous représenter au Parlement, veiller au strict respect de la constitution et contrôler l’action du gouvernement. Mais force est d’affirmer qu’ils ont passé le plus clair de leur temps à se la couler douce, se pavaner dans les couloirs des ministères et jouer de temps en temps aux “sinistres bayakou” et aux casseurs impénitents. Maintenant venue la bise, le 13 Janvier 2020, ils criaient aux prolongations, parce que le pouvoir est tout ce qui comptait pour eux. Ils sont, aujourd’hui dans les limbes, comme l’a joliment dit l’avocate Sarah Hélène Georges.

Voir, aujourd’hui l’ancien sénateur Zokiki défendre fougueusement son mandat ainsi que celui des autres anciens sénateurs venus le supporter, était un spectacle de mauvais goût qu’il nous était donné d’apprécier, selon notre position par rapport aux barricades. Posons-nous la question suivante: Ce jeu en valait-il la chandelle? Tenant compte de leurs maigres résultats témoignant d’un désintéressement manifeste de la chose publique. Preuve qu’il n’a pas su avec cette même fougue défendre les intérêts de ses mandants et contrôler les actions de l’Exécutif.

Ils nous ont plutôt habitués à des rixes et rififis honteux, se battant pour le plaisir et pour le fric, sans gêne aucune. Ils nous ont plutôt habitués à des scandales de corruption dans leur sein: l’histoire des millions de gourdes pour l’achat du café noir à la chambre des députés, les scandales malodorants impliquant les sénateurs Gracia Delva, Onondieu Louis et les fameux prêts de l’ONA. Autant de mobiles qui devraient être activés pour le jaillissement de la lumière, mais non le parlement a préféré le silence complice de “kase fèy kouvri sa.” parce que nous ne méritons pas de réponse, étant des éternels dindons de la farce.

Et Sarah Hélène Georges, comme une certaine Mireille D. Bertin défie les anciens pères conscrits

La jeune avocate – Sarah Hélène Georges – qui me rappelle une certaine Mireille Durocher Bertin, n’a pas attendu longtemps pour se faire un nom dans cette constellation d’avocats dont le charisme envoûtant fait lever l’assistance. Elle a mis le sénateur Sénatus dans les limbes et le réveil de ce dernier ne l’a nullement inquiétée, au contraire – elle l’a dévissé à chaque fois qu’elle le traite d’ancien sénateur.

Qui n’a pas vu qu’elle a mis l’assistance dans sa poche à chacune de ses prises de parole? quelque soit votre position par rapport aux barricades, il y a de ces vérités qui ne passent pas inaperçues. Il y a de ces éclairs de génie qui doivent vous laisser sur votre soif. Son sang-froid n’était-il pas comme un coup de massue sur la tête de Zokiki acculé jusqu’au bout au point de perdre son latin? Il était clair que l’ancien sénateur Zokiki ne se sentait pas dans son assiette, car les répliques de la partie demanderesse, citant l’article 186 de la Constitution de 1987, avaient force de droit – ça c’était plus que marrant et les autres anciens pères conscrits l’ont appris à leurs dépens. Affaire à suivre.

KéDar, 31 Janvier 2020

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