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YouTube bloque les médias du Kremlin dans le monde entier

La plateforme vidéo de Google a décidé de bloquer l’accès aux chaînes des médias financés par l’Etat russe dans le monde entier. Cette décision avait déjà cours en Europe.

YouTube a annoncé vendredi dernier bloquer l’accès aux chaînes YouTube associées aux médias financés par l’Etat russe dans le monde entier, 10 jours après les avoir initialement bloquées en Europe.

Si le changement était supposé être effectif dès l’annonce, « nous nous attendons à ce que nos systèmes prennent du temps pour se mettre en place », a prévenu la plateforme via Twitter.

Plus de 1 000 chaînes et 15 000 vidéos déjà supprimées

La plateforme vidéo appartenant à Alphabet précise que le bannissement des chaînes russes se justifie par la violation de ces dernières des règles de YouTube sur la négation, la minimisation ou la banalisation d’événements violents bien documentés. L’entreprise supprime également les contenus relatifs à l’invasion de la Russie en Ukraine qui violent cette politique.

YouTube a déjà supprimé plus de 1 000 chaînes et plus de 15 000 vidéos liées à cette invasion, indique la société.

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YouTube affirme pouvoir connecter ses utilisateurs « à des sources d’information fiables ». La plateforme précise que ses « flash infos et classements des actualités principales sur la page d’accueil ont reçu plus de 17 millions de vues en Ukraine ».

Les actions militaires de la Russie ont mis le pays en désaccord avec un certain nombre de plateformes de médias sociaux et d’autres entreprises technologiques, les deux parties au conflit cherchant à influencer sa trajectoire avec le contrôle d’internet.

La Russie contre Meta

Vendredi également, l’agence de communication russe Roskomnadzor a annoncé l’interdiction d’Instagram à partir du 14 mars, suite à la décision de sa société mère, Meta, d’autoriser les contenus en provenance d’Ukraine qui appellent à la violence contre les envahisseurs russes. Il y a une semaine, la Russie bloquait déjà l’accès à Facebook.

Entre-temps, Nick Clegg, directeur des affaires mondiales de Facebook et ancien vice-premier ministre britannique, a répondu aux accusations de la Russie, qui a ouvert une procédure pénale contre Meta, à la suite de cette modification des règles en matière de discours haineux.

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« Je veux être parfaitement clair : nos politiques sont axées sur la protection du droit des gens à s’exprimer en tant qu’expression d’autodéfense en réaction à une invasion militaire de leur pays », écrit-il dans un communiqué. « Le fait est que, si nous appliquions nos politiques de contenu standard sans aucun ajustement, nous supprimerions maintenant le contenu d’Ukrainiens ordinaires exprimant leur résistance et leur fureur face aux forces militaires envahissantes, ce qui serait considéré à juste titre comme inacceptable. »

Le dirigeant précise que cette politique est temporaire et ne s’applique qu’en Ukraine. « Nous n’avons aucun conflit avec le peuple russe », ajoute-t-il. « Il n’y a aucun changement dans nos politiques sur les discours de haine en ce qui concerne le peuple russe. Nous ne tolérerons pas la russophobie ou toute forme de discrimination, de harcèlement ou de violence envers les Russes sur notre plateforme. »

Source : ZDNet

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