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QU’EST-CE QUI SÉPARE HAÏTI DE LA SOMALIE?

QU’EST-CE QUI SÉPARE HAÏTI DE LA SOMALIE? 1

Pas grand chose, si l’on s’en tient à la situation actuelle du pays où des bandes armées rivales s’affrontent pour le plaisir et pour le fric, pour le contrôle des marchés publics, pour marquer leurs territoires et pour se montrer plus méchantes, ce qui, automatiquement leur procure respect et soumission des autres bandes.

De plus, elles s’attaquent presque quotidiennement aux forces de l’ordre, non pour assurer leur survie, mais pour exister en tant que groupes sociaux rivaux dont la population se fait complice. Pire, leurs luttes terroristes trouvent écho dans une certaine presse louant chaque jour leurs prouesses et leurs percées malveillantes.

 Des politiciens, après les avoir couvés, les encouragent dans cette voie et cette situation n’est pas sans rappeler le Sentier lumineux au Pérou du philosophe Abimael Guzman responsable de plus 70 000 morts. Parce qu’avant, en Haïti, il y avait les chimè, les RPK et membres d’op qui avaient déclenché l’opération Bagdad responsable des centaines de morts (cheminement et similitude inquiétants, mais inspiré du champion de la théologie de libération en Haïti)

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En Somalie, tout a commencé par des luttes fratricides, des désaccords chroniques sans possibilité d’entente, des groupes rivaux luttant pour des intérêts disparates, pas définis du tout, une classe politique foncièrement divisée – ne s’entendant sur rien du tout parce que les intérêts individuels étaient plus forts que les intérêts collectifs.

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Aujourd’hui, la Somalie squelettique, est un Etat paria dominé par des groupes armés, dangereux se livrant à des batailles quotidiennes pour leur survie et l’on n’est pas loin de cette triste réalité que Arnel et sa bande illustre bien avec à leur actif: une sorte de guérilla urbaine, des meurtres et des enlèvements (mode opératoire du Sentier lumineux). Et si cette menace terroriste n’est pas supprimée, on ne parlera d’Haïti que dans les films de guerre, comme dans celui où l’on montre l’armée américaine défaite par des jeunes somaliens aguerris et décidés de faire leurs noms, je veux parler de la chute du Faucon noir. A bon lecteur, salut!

Al Jan Gil

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