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Quand Zénith profane le genre journalistique

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Pour mieux faire comprendre le travail de zénith sur la bande FM, il est bien à propos de relater certaines citations de plusieurs auteurs qui ont œuvré à mieux faire appréhender le genre journalistique qui requiert contact et distance; vérification et traitement des informations recueillies. Alors, que fait Zénith FM, eu égard aux citations que voici:?

“Le journalisme, c’est le contact et la distance.”
“Le journalisme est l’école primaire de la diplomatie.”
“Le journalisme n’est pas un métier comme les autres.”
“La différence entre littérature et journalisme, c’est que le journalisme est illisible et que la littérature n’est pas lue.”

Ce que je peux dire, c’est que le zénith des radios fait de la provocation journalistique ou du journalisme de la provocation. Une vidéo tournée en boucles sur tous les réseaux sociaux montre un journaliste de cette station se prêter à ce jeu de provocation. Il est allé, dans une tentative désespérée de franchir un barrage policier, jusqu’à se faire bousculer par un agent de maintien d’ordre, parce que cette radio excelle dans l’art du mensonge, de la diffamation et de l’intoxication de l’opinion, par le truchement de fausses informations concoctées de toutes pièces. Rien d’étonnant, quand il s’agit de cette station de mille collines, pour emprunter les propos de Marie Lucie Bonhomme.

Ce n’est pas la première fois que la bande à Rony Collin s’est faite prendre à son propre jeu, mais force est de constater qu’elle n’a pas appris de ses faux pas ni de cette victimisation pourtant mal contenue dans laquelle elle veut nous embarquer, pour tenir le pays dans la poisse et sous la coupe réglée des bandes armées. Maître Morin et ces journalistes au rabais continuent, de plus belle, à berner, invectiver et japper sur les ondes de Zénith FM, comme si la déontologie de la presse n’était pas faite pour eux et qu’ils pouvaient se disposer du journalisme comme bon leur semble.

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À la vérité, ils n’ont pas tort, car ils ne savent pas que ce qu’ils font. Ce ne sont nullement des journalistes et en plus, ils ne peuvent pas se targuer de l’être non plus, parce qu’ils n’appartiennent à aucune école. Sans référence, sans modèle et sans repère, ils se sont tout simplement vautrés dans l’indécence radiophonique qui anime les batailles idiotes et qui sert d’élixir aux bandes armées qui envahissent nos quartiers pour nous imposer un mode de vie dont nous n’étions pas coutumiers et dire qu’ils s’y complaisent et se confortent dans ce qui devrait être un nonsens et le cimetière de nos habitudes, de nos trains de vie d’hier et de nos libertés.

Vous devez les applaudir aujourd’hui et les défendre même contre des flèches acides qui vont à contre-courant de leurs menées subversives, mais sachez que demain quand vos quartiers deviennent des enfers et donc des zones inaccessibles, parce que de non-droit, s’écroulant sous la pluie de balles, de cocktail molotov et de bombes où cadavres déchiquetés qui peuvent être vos voisins ou vos proches joncheront les rues, vous ne pleurerez pas seulement de sang, mais de remords d’avoir été bêtes, pauvres d’esprit et de bien tristes citoyens qui se sont abreuvés de discours violents et haineux – mais qui, malheureusement ne pouvaient pas voir plus loin que le bout de leur nez.

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Quand il vous sera donné de voir ou de comprendre le real politique haïtien, il vous sera alors trop tard, parce que la caravane aura déjà passé et les aboiements des chiens ne pourront la faire revenir. Trop tard, contentez-vous d’agir aujourd’hui pour ne pas le regretter plus tard. « Parce que la vie n’est qu’un écho: ce que vous envoyez, vous revient. Ce que vous semez, vous le récoltez. Ce que vous donnez, vous est rendu et ce que vous voyez chez les autres, existe en vous-mêmes. Ce qui arrive dans la vie n’est pas une coïncidence, mais le miroir de vos propres actions » pour répéter Zig Ziglar.

KéDar, Décembre 2019

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