Accueil International Présidentielle américaine : 5 invectives qui résument le premier débat Biden-Trump

Présidentielle américaine : 5 invectives qui résument le premier débat Biden-Trump

Présidentielle américaine : 5 invectives qui résument le premier débat Biden-Trump 1

Difficile de retenir une mesure ou une annonce du premier des trois débats qui a opposé mardi soir Donald Trump à Joe Biden. Le président américain et son rival démocrate à l’élection présidentielle du 3 novembre n’ont pas cessé de s’invectiver, au point de donner un spectacle chaotique. A 35 jours du scrutin, ce débat est symptomatique d’une campagne sous haute tension. Mais, face à un Trump qui a apporté peu de réponses aux questions posées, Biden a évité les gaffes que redoutait son camp et a réussi à bousculer Donald Trump – sur le Covid-19 notamment. Voici, en cinq attaques, ce qu’il fallait retenir des échanges.

« Will you shut up, man? »

C’est sans conteste la phrase à retenir du débat. Alors que Joe Biden était pour la énième fois coupé par Donald Trump dans ses explications, il a fini par lâcher : « Vas-tu la fermer, mec? » Une phrase prononcée avec lassitude et sans doute de manière très spontanée – l’argot est proscrit dans les débats politiques aux Etats-Unis.

Face à lui, le président sortant a peiné, tout au long du débat, à reprendre la main, tentant continuellement d’interrompre « Joe » jusqu’à se faire fermement rappeler à l’ordre par le modérateur, le journaliste de Fox News Chris Wallace.

Trump, le caniche de Poutine

L’ancien vice-président de Barack Obama n’a pas été avare en attaques en traitant Donald Trump de « pire président que l’Amérique ait jamais eu », de « clown » ou encore de « caniche de Poutine ».Les yeux plantés dans la caméra, il a régulièrement pris les Américains à témoin, les appelant à se rendre aux urnes pour éviter « quatre années de plus de mensonges ».

LIRE AUSSI>>  Cuba présente sa résolution annuelle à l'ONU contre l'embargo américain

Au-delà de leur propre personne, les deux adversaires s’en sont pris à leurs proches respectifs. Donald Trump a souvent essayé de présenter les affaires en Ukraine et en Chine de Hunter, un fils de Joe Biden, comme étant emblématiques d’une corruption supposée de la part de l’ancien vice-président de Barack Obama.

« Votre fils arrive, et il prend des milliards de dollars », a-t-il dit mardi soir à son rival. Ce dernier a en retour laissé entendre qu’il pourrait « parler toute la nuit » de la famille Trump et de son « éthique » (une fille du président, Ivanka, travaille notamment en tant que conseillère de son père).

« Le président n’a aucun plan » contre le Covid-19

La santé et la lutte contre le Covid-19 ont occupé une bonne partie des échanges de mardi soir. Joe Biden a dénoncé la volonté du locataire de la Maison-Blanche d’installer une juge conservatrice à la Cour suprême juste avant le scrutin du 3 novembre, pour pouvoir selon lui « se débarrasser » de l’Obamacare, l’assurance-santé mise en place lorsqu’il était lui-même vice-président. En réponse, Donald Trump l’a accusé de vouloir construire un système de santé « socialiste ».

Les deux candidats septuagénaires se sont également écharpés sur le bilan de la pandémie de Covid-19 aux Etats-Unis, pays le plus endeuillé au monde avec plus de 205.000 morts. « Vous n’auriez jamais pu faire le travail que nous avons fait, vous n’avez pas cela dans le sang », a martelé Donald Trump. « Je sais ce qu’il faut faire », tandis que « le président n’a aucun plan », a répondu Joe Biden.

LIRE AUSSI>>  États-Unis: la réparation de l'esclavage devant la Chambre des représentants

« Etes-vous pour la loi et l’ordre? »

Les deux candidats se sont également déchirés sur les thèmes de la justice puis de la sécurité. « Etes-vous pour la loi et l’ordre? », a interrogé Donald Trump dans un échange particulièrement tendu, où il a accusé son rival de faiblesse face à la criminalité et aux violences. « La loi et l’ordre avec la justice », a rétorqué le démocrate.

Le milliardaire républicain s’est aussi attiré de vives critiques du camp démocrate pour sa réponse trouble lorsque le journaliste lui a demandé s’il était prêt à condamner les suprémacistes blancs comme les Proud Boys. Refusant d’abord de répondre, il a appelé les Proud Boys « à reculer et à se tenir prêt » (« Proud Boys – stand back and stand by »). Ce groupe paramilitaire a semblé adopter le slogan, postant sur les réseaux sociaux un logo avec la mention « Stand Back, Stand By ».

« Ça va mal finir »

Joe Biden s’est engagé à reconnaître le résultat de l’élection du 3 novembre, alors que Donald Trump a botté en touche. « Si ce n’est pas moi, je reconnaîtrai le résultat », a ainsi assuré l’ancien vice-président démocrate.

Donald Trump n’a lui pas répondu à cette question, se bornant une fois de plus à affirmer sans preuves que le vote par correspondance, qui s’annonce important en raison du Covid-19, favoriserait des « fraudes ». « On pourrait ne pas connaître (les résultats) avant des mois », a dit le président avant d’ajouter :  » Ça va mal finir ».

Source: Journal du Dimanche

Antenne509/A509
L’information en un clic !

Partager

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.