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Malgré la crise sociale, le président chilien exclut de démissionner

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Il reconnaît qu’il est « responsable d’une partie » des « problèmes qui se sont accumulés depuis 30 ans » au Chili mais exclut de démissionner : le président Pinera se dit ouvert à la discussion et n’écarte pas une réforme de la Constitution.

Le président chilien Sebastian Piñera a affirmé, mardi 5 novembre, qu’il n’allait pas démissionner malgré les violentes manifestations contre son régime qui secouent le Chili depuis plus de trois semaines, dans une interview à la BBC.

Interrogé pour savoir s’il allait répondre aux appels à la démission qui s’élèvent dans le pays, le président conservateur a répondu : « Non », tout en reconnaissant qu’il était « responsable d’une partie » des « problèmes qui se sont accumulés depuis 30 ans ».

Le mouvement de contestation se poursuit malgré l’annonce de nombreuses mesures sociales. Il a débuté sur une protestation contre l’augmentation du prix du métro et s’est rapidement élargi à toute une série de revendications.

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« Les problèmes se sont accumulés ces trente dernières années. Je suis responsable d’une partie d’entre eux et j’en assume la responsabilité, mais je ne suis pas le seul responsable », a souligné Sebastian Pinera.

« Nous sommes disposés à discuter de tous les sujets, y compris une réforme de la Constitution »

Évoquant « les nombreuses plaintes pour usage excessif de la force », il a assuré que « si cela s’est produit, je peux vous garantir qu’il y aura une enquête (…) et des poursuites en justice. Il n’y aura pas d’impunité ».

Des militants, dont le prix Nobel de la paix Rigoberta Menchu, ont appelé le président chilien à faire cesser les violations « systématiques et graves » des droits de l’Homme lors de la répression des manifestations. La première semaine du conflit avait notamment vu l’armée chilienne patrouiller aux côtés de la police dans les rues de Santiago.

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Sebastian Pinera, qui a dû annoncer le 30 octobre l’annulation du sommet de l’APEC et de la conférence de l’ONU sur le climat COP25 qui devaient se tenir au Chili, a justifié l’instauration de l’état d’urgence en soulignant qu’il avait « employé les outils démocratiques et constitutionnels (…) pour rétablir l’ordre public et protéger nos citoyens ».

« Nous sommes disposés à discuter de tous les sujets, y compris une réforme de la Constitution », a-t-il également déclaré après plusieurs jours sans annonce, un fait inhabituel pour ce dirigeant hyperactif et omniprésent.

Avec AFP

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