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Le pétrole plombé par l’épidémie du coronavirus

Le pétrole plombé par l'épidémie du coronavirus 1

Le prix du baril de pétrole brut poursuit sa chute libre entamée en début de semaine pour repasser sous la barre des 60 dollars.

A Londres, le baril de Brent a reculé de 13 cents, ou 0,2%, pour clôturer à 58,16 dollars, son plus bas niveau depuis octobre, et bien loin des 68,91 dollars atteints début janvier. Sur un mois il a perdu 11,9%, enregistrant ainsi sa plus importante baisse depuis novembre 2018.

A New York, le baril américain de West Texas Intermediate (WTI), a lâché 58 cents, ou 1,1%, pour finir à 51,56 dollars, son plus bas niveau depuis début août. Début janvier, il s’échangeait encore à plus de 63 dollars. Sur un mois le (WTI) a perdu 15,6%, sa pire chute depuis mai 2019.

Ce recul brusque enregistré sur ces deux références mondiales de pétrole brut est dû, en grande partie, à la crainte de propagation du coronavirus en Chine, l’un des plus gros importateurs de pétrole. Notons, à ce propos, que le coronavirus a déjà fait plus de 213 morts en Chine, infectant, en outre, pas moins de 10 000 personnes. La situation était déjà fragile et la propagation du virus génère davantage de craintes sur la demande mondiale. “Les investisseurs craignent ainsi un ralentissement de la croissance chinoise et du secteur du tourisme à l’échelle mondiale, deux facteurs-clés de la demande en pétrole”, a expliqué un analyste de Markets.com.

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Outre cette tension mondiale causée par le coronavirus, les pays producteurs ont réduit leur approvisionnement en pétrole pour soutenir les prix du brut en augmentant la production de 500 000 barils/jour à 1,7 million de barils/jour, et ce, jusqu’au mois de mars prochain. Les acteurs du marché pétrolier s’inquiètent des conséquences des restrictions des déplacements qui freinent la consommation d’essence et ralentissent toute l’activité.

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Certains analystes estiment que la demande mondiale pourrait baisser de 150 000 barils par jour au cours des deux prochains mois, selon le scénario le plus probable. Pis encore, si un ralentissement économique important devait s’ensuivre du fait de la propagation du virus, alors l’impact global sur la demande pourrait dépasser les 700 000 barils par jour.

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