Accueil Éditorial Le pays-lock, le kidnapping, l’opposition politique…et plus loin l’apocalypse

Le pays-lock, le kidnapping, l’opposition politique…et plus loin l’apocalypse

Le pays-lock, le kidnapping, l’opposition politique…et plus loin l’apocalypse 1

Qui peut se targuer aujourd’hui de ne pas être victime des campagnes de pays-lock? Qui peut aujourd’hui sortir de chez lui et rentrer comme bon lui semble ? Le kidnapping a-t-il toujours été ainsi? Ne vous effraie-t-il pas plus qu’il ne vous effrayait avant? Qui peut se targuer de ne pas avoir peur aujourd’hui? Vous qui êtes parents, n’avez-vous pas peur pour vos enfants? Et vous enfants, n’avez-vous pas peur pour vos parents? Sachez que l’opposition politique, responsable de la montée du kidnapping, est à l’assaut d’un nouveau pays-lock et se démène comme un diable dans l’eau bénite pour que ça redevienne comme la dernière fois. Ils sont là à l’affut des brèches pour répandre fureur et nous embraser de leurs larves violentes. Allez-vous laisser faire cette fois-ci ? La prochaine fois, ce sera l’apocalypse. Pensez-y !

Dans mes articles précédents, j’avais dit que le pays-lock est comme l’escargot qui laissera des traces où qu’il passe et celles du pays-lock sont plus profondes qu’on ne le pense, Les opposants au régime de Jovenel Moise ont pendant longtemps encouragé la violence dans les rues. Ils ont même invité tous les individus armés à sortir dans les rues pour leur prêter main forte et ainsi aider à son renversement Comme ils n’y sont pas parvenus, autant utiliser d’autres armes pour forcer la démission de l’équipe en place.

Le kidnapping, l’arme létale pour forcer le départ de Jovenel Moïse.

La politique est l’art de magouiller des plans dont l’objectif est de déchouquer. C’est le jeu des poker menteurs ne s’attelant qu’aux basses oeuvres, comme se servir des gens pour les transformer en sauvages qui ne sont contents que lorsqu’ils mangent leurs semblables tout crus à travers des opérations d’une violence insoutenable.

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Après les barricades qui ont abruti bon nombre de jeunes et les ont fait devenir de vrais tueurs à gage. Aujourd’hui, la tendance est au kidnapping. Souvenez-vous de ce mensonge: les barricades sont votre avenir et c’est pourquoi vous devez les défendre armes au poing et fusils en bandoulières. Qui était derrière les barricades et s’opposaient aux forces de l’ordres? Ce n’étaient pas des écoliers, encore moins des universitaires, c’étaient des bandits armés sans plus ni moins qui se voyaient renforcer par les messages violents de nos hommes politiques, les invitant à sortir de leurs trous. Ils se tenaient volontiers derrière les barricades, volaient, kidnappaient, violaient et tuaient au vu et au su de tous, parce qu’ils cessaient d’être bandits une fois qu’ils font l’affaire de l’avocat André Michel, Schiller Louidor, Youri Latortue et toutes ces meutes d’opposants politiques oeuvrant pour la prise du pouvoir politique.

Aujourd’hui, il n’y a plus de barricades dans les rues et la vie, en apparence, ressemble peu ou prou à ce qu’elle était avant les campagnes de pays-lock. S’il n’y plus de barricades dans les rues, mais il y en a plein dans nos têtes et ça tape fort plus fort qu’il nous indispose, nous révulse et nous fait mordre la poussière.

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Le kidnapping, l’arme ultime de l’opposition politique supportée par une pléiade de bandits armés, revient en force pour nous mettre à genou et nous dépouiller de tout ce que nous avons et de toutes les personnes que nous aimons. Chaque jour apporte son lot de kidnappés et de personnes tuées. Des audios et vidéos partagés sur les réseaux sociaux nous mettent tous les jours au parfum de ces actes de kidnapping dont les uns sont plus violents que les autres. Les bandits jouent aux plus maniaques. Ils filment leurs actes et les répandent pour nous faire peur, pour nous faire mal et pour nous punir d’avoir été naïfs, au point de nous joindre à des personnes qui n’ont nullement mérité notre confiance. L’opposition politique, quant à elle joue au plus malin. Elle accuse le pouvoir des actes dont elle est responsable et sur lesquels elle perd tout contrôle, parce que la gangrène de l’argent facile a déjà conquis tous les réseaux du banditisme, au point qu’aujourd’hui, nous sommes plus près de l’apocalypse que toute autre chose.

“Il semble que le monde soit comme un champ de bataille où, de part et d’autre, on ne pense qu’à s’entredétruire et à se perdre ; on y emploie tout, la force et les violences, les intrigues et les cabales, le mensonge, les trahisons, les perfidies”.
Citation de Louis Bourdaloue

KéDar, Février 2020

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