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La course au meilleur rookie : Ja Morant, l’indétrônable ?

La course au meilleur rookie : Ja Morant, l’indétrônable ? 1

Les débuts en fanfare de Zion Williamson ne doivent pas faire oublier la saison de Ja Morant, qui possède toujours une longueur d’avance pour le trophée de rookie de l’année.

La NBA est désormais suspendue alors que le dernier quart de la saison battait son plein. Avec cette pause d’un mois minimum, l’occasion est venue de faire un point sur les récompenses individuelles. Après celles décernées à la meilleure progression, au meilleur sixième homme et au meilleur défenseur, place à celle offerte au meilleur rookie. Sauf surprise – et malgré le démarrage tonitruant de Zion Williamson – c’est Ja Morant qui devrait succéder à Luka Doncic, sacré « Rookie of the year » en 2019.

1 – Ja Morant (Grizzlies)

Stats : 17.6 pts, 3.5 reb, 6.9 pds, à 49% aux tirs, 37% à 3-points, 77% aux lancers, en 30 min

Temetrius Jamel Morant, dit Ja Morant, est le débutant le plus régulier (et le plus spectaculaire) depuis l’entame de cet exercice. Avec près de 18 points, 4 rebonds et 7 passes de moyenne, il est le meilleur marqueur et passeur des Grizzlies, pour le moment qualifiés pour les playoffs en déjouant tous les pronostics d’avant-saison. À seulement 20 ans, Ja Morant a métamorphosé Memphis, franchise historiquement habituée au « Grit & Grind » mais plutôt adepte du « Run & Gun » à l’heure actuelle. Tyler Jenkins, son coach, lui a laissé les clés du jeu et Ja Morant en fait très bon usage, avec une facilité déconcertante.

Une campagne pleine pour lui, qui ne cesse d’éclabousser de son talent l’ensemble de la ligue par sa maturité, ses qualités athlétiques et sa propreté. « Playoffable » et n’ayant raté que 6 matchs en 2019-20, il semble improbable de voir le titre de ROY lui échapper. Surtout si la saison régulière venait à ne pas reprendre…

2 – Zion Williamson (Pelicans)

Stats : 23.6 pts, 6.8 reb, 2.2 pds, à 59% aux tirs, 46% à 3-points, 65% aux lancers, en 30 min

Depuis dix ans, un seul rookie a été autant (voire plus) éblouissant que Zion Williamson, dans un registre similaire : Blake Griffin, en 2010-11. Seule différence, l’ancienne vedette des Clippers avait connu une saison blanche après sa Draft, ce qui est bien utile pour être davantage « NBA Ready ». On n’ose imaginer ce que donnerait le phénomène des Pelicans avec autant de temps disponible pour perfectionner son physique et son approche du jeu… Car depuis ses débuts face aux Spurs fin janvier, « Zanos » règne en maître sur les raquettes adverses grâce à une puissance de pivot couplée à une mobilité d’arrière. Rencontre après rencontre, le joueur de 19 ans bat ainsi des records de précocité.

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S’il avait démarré son exercice plus tôt, en disposant notamment de genoux moins capricieux, Zion Williamson aurait assurément pu être ROY tant il impressionne pour un « première année ». Problème, il est difficile de l’emporter en ne prenant part qu’à un tiers des matchs. Et surtout lorsque Ja Morant fait partie de la concurrence…

3 – Kendrick Nunn (Heat)

Stats : 15.6 pts, 2.7 reb, 3.4 pds, à 45% aux tirs, 36% à 3-points, 84% aux lancers, en 30 min

LA surprise de cette saison. Non-drafté en 2018, Kendrick Nunn surprend tout son monde à Miami, faisant taire ses détracteurs. Après avoir passé un an au sein de l’équipe de G-League affiliée aux Warriors, l’arrière de 24 ans a trouvé sa place chez une équipe de playoffs. Mieux encore, il est titulaire aux côtés de Jimmy Butler dans le backcourt floridien. Soir après soir, Kendrick Nunn prouve que ses dirigeants ont eu raison de lui donner sa chance. Son potentiel est sans doute moins important que celui de Tyler Herro, l’autre rookie surprise du Heat, mais le gaucher a tout pour s’imposer durablement du côté de South Beach grâce à une panoplie offensive relativement complète. Une belle pioche supplémentaire signée Pat Riley.

4 – Eric Paschall (Warriors)

Stats : 14.0 pts, 4.6 reb, 2.1 pds, à 50% aux tirs, 29% à 3-points, 77% aux lancers, en 28 min

En octobre dernier, très peu d’observateurs auraient pu imaginer que les Warriors allaient disposer du pire bilan de la ligue à la mi-mars. Et pourtant… Entre les départs de Kevin Durant et Andre Iguodala et les blessures de Klay Thompson puis de Stephen Curry, Golden State n’a pas été épargné par les coups du sort, et c’est le moins que l’on puisse dire.

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Seule éclaircie au tableau : l’avènement inattendu d’Eric Paschall. Choisi en 41e position lors de la dernière draft, l’ancien de Villanova est une véritable bouffée d’oxygène pour tout San Francisco. Steve Kerr en est fan et ses coéquipiers aussi. Polyvalent, mobile et doté d’un bel arsenal offensif, il devra cependant encore progresser défensivement. Pour ce faire, il peut compter sur Draymond Green, Défenseur de l’année en 2017, qui l’a pris sous son aile. À 23 ans, « Paschanimal » est une belle option pour le rebond à venir des « Dubs ». On a déjà hâte de le voir à l’œuvre aux côtés des « Splash Brothers », l’an prochain…

5 – Brandon Clarke (Grizzlies)

Stats : 12.0 pts, 5.8 reb, 1.4 pd, à 62% aux tirs, 40% à 3-points, 79% aux lancers, en 22 min

L’autre rookie sensation des Grizzlies. Dans l’ombre de Ja Morant, Brandon Clarke réalise une bien belle saison en sortie de banc, au point de s’imposer comme l’un des meilleurs remplaçants de NBA. Diablement efficace sur un faible échantillon de temps de jeu, le Canadien joue crânement sa chance en relais de Jaren Jackson Jr, souvent gêné par les fautes, et de Jonas Valanciunas, moins mobile. Sa relation sur pick-and-roll avec le futur ROY fait déjà des dégâts et il semblerait que nous en ayons pour plusieurs années au regard de leur jeune âge. Initialement considéré comme l’un des points faibles de la franchise, le secteur intérieur de Memphis – très complémentaire – est aujourd’hui une force. Et l’apport régulier du bondissant Clarke n’y est pas étranger.

Mentions : Coby White (Bulls) – RJ Barrett (Knicks) – Tyler Herro (Heat) – Rui Hachimura (Wizards) – P.J. Washington (Hornets)…

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