Accueil Opinion Kat Dermalog entre dénigrement, règlements de compte et envie d’étincelles

Kat Dermalog entre dénigrement, règlements de compte et envie d’étincelles

Kat Dermalog entre dénigrement, règlements de compte et envie d’étincelles 1

Définitivement, la destruction et le dénigrement semblent nous définir plus que toute autre chose. Aujourd’hui, exit le Petrocaribe et ses corollaires, parce que tout simplement, une pièce d’identification des citoyens s’est invitée aux houleux débats politiques pour le meilleur et pour le pire. 

Comment comprendre l’appellation « kat Demalog » donnée de façon inconsidérée à la carte d’identification nationale (CIN)? Ne sommes-nous pas devenus niaiseux, laids et irresponsables?

Des leaders de partis politiques, à l’affút de spectacle, y voient un moyen pour rester vivants et donc maîtres des échauffourées politiques. La carte d’identification nationale (CIN) leur est une arme dont ils se servent pour berner et enfariner le gentil peuple haïtien qui s’est fait prendre à chaque fois. Point n’est besoin d’aller chercher ailleurs, il suffit seulement de dénigrer et d’attribuer à la CIN des épithètes, les unes plus farfelues que les autres et boom le coup est joué.

LIRE AUSSI>>  Haïti: l'administration Moïse/Jouthe met l'opinion de leur côté

Aujourd’hui, la CIN est sur toutes les lèvres comme une sorte de pestiférée, mais oublie-t-on seulement avant de s’appeler « kat Demalog », ce contrat était dans les pattes du sénateur Latortue qui n’y voyait aucun inconvénient, parce qu’à ce moment-là, il se la coulait douce et était alors même plus heureux qu’Ulysse.

À tout seigneur, tout honneur et force est de reconnaître que la CIN offre plus de sécurité que n’importe quelle autre carte que nous n’ayons jamais eue, plus que l’ancienne carte d’immatriculation fiscale et plus que le permis de conduire. Seul le passeport peut lui rivaliser ces attributs biométriques.

Cessons donc de ravaler Haïti au rang d’Etat paria et cessons aussi d’être des oiseaux de mauvaise augure charriés par la malveillance politique. Tout bien considéré, Haiti y est presque avec la prolifération des gangs armés et des luttes interminables pour le pouvoir politique. Nous avons déjà avili le Bicolore pour des prétextes incongrus et que dire de la CIN qui attise convoitise et grincement de dents?

LIRE AUSSI>>  Haïti: le Président Jovenel Moïse doit faire la différence entre demander et exiger

À chaque jour qui passe, de nouvelles crises surviennent, comme si nous étions indéfiniment liés à elles et comme si elles ne pourront point nous quitter. Ainsi fait, le pays pâtit de crises en crises et d’une volonté manifeste de ne vivre que d’elles. Parce qu’elles sont le souffle de vie de ceux-là qui vivent exclusivement de la politique. Elles nous définissent le mieux et il semble qu’ôter les crises de la vie politique, vous en ôterez aussi le plaisir et le pain quotidien de bon nombre de politiciens et d’activistes de tout acabit. La crise, admet-on, est aux politiciens ce que l’eau est à l’arbre.

KéDar,

Antenne509/A509
L’information en un clic !

Partager