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Jovenelophobie ou peur de finir en eau de boudin

Jovenelophobie ou peur de finir en eau de boudin 1

Le jusqu’au boutisme et le refus de tout dialogue avec le président de la République participent d’une volonté des membres de l’opposition de faire échec à tout projet de l’Exécutif. Ils ont peur de le voir réussir, de ravaler leurs larves et surtout peur de finir en eau de boudin, au cas où les promesses du chef de l’État devraient porter leurs fruits, d’où la jovenelophobie, la peur qui gagne aujourd’hui les membres de l’opposition politique décidant de ne pas répondre aux appels au dialogue pour une se sortie de crise, sous les bons offices du Département d’État américain.

L’affaire-Sogener et celle de la Haytrac devraient changer la donne et favoriser, aujourd’hui un retournement de situation où pestiféré deviendrait chouchou et où chasseur deviendrait gibier, mais la tendance est ce qu’elle est, au point d’occulter la réalité pour en faire un écran de fumée que le petit peuple devra gober à satiété. Parce que se ranger derrière le président de la République – pour défendre les intérêts nationaux – subjuguerait la lutte qui n’aurait plus sa raison d’être, pour peu qu’elle soit out of date et pour peu que cela signifie l’arrêt des manifestations empreintes de violences aveugles.

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La tendance aussi est de pousser pour affaiblir l’Etat, le porter à faire des erreurs devant lui être préjudiciables et s’il n’y en a pas, on en invente. Parce qu’on doit l’acculer pour montrer aux citoyens la nécessité de se soulever sans relâche pour obtenir le très convoité « rachemanyòk », parce qu’on a peur de la réussite de Jovenel Moïse qui signifierait leur fin à eux tous. Aussi, leur salut se résume-t-il à son départ anticipé qui résoudrait leur problème, la pédagogie du quinquennat présidentiel n’étant pas leur fort, autant se rabattre sur l’élimination de la menace quinquennale?

La jovenelophobie éclipse même des questions d’intérêt général et c’est pourquoi l’affaire-Sogener jointe à la supercherie de la Haytrac faisant perdre mensuellement des millions de dollars de l’État haïtien, est si peu explicitée dans les médias. La faute revient aux leaders jovenelophobiques craignant d’être éclipsés à leur tour, car prendre partie aujourd’hui en faveur de la République contre des vendeurs du courant électrique accusés de fraude et de surfacturation est de mauvais aloi et donc en leur désavantage. Cela entacherait leur image de marque et sourirait au président de la République dont la réussite ferait du tort à l’opposition politique avide de pouvoir et de l’ôtes-toi de là que je m’y mette.

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« Je ne juge pas. J’essaie d’être. Il y a une grande part d’inconscient dans tout cela : on se dévoile soi-même à travers quelqu’un d’autre. Voilà pourquoi jouer pour devenir une star est imbécile », pour répéter Michel Serrault car les stars jovenelophobiques de l’opposition luttant pour leur survie ne capitulent pas, parce que se battre pour l’honneur est leur seule motivation, fût-ce même de réduire Haïti en cendres.

KeDar, Décembre 2019

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