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Italie : le Premier ministre Giuseppe Conte démissionne et accuse Salvini

Italie : le Premier ministre Giuseppe Conte démissionne et accuse Salvini 1

Comme attendu après la dislocation de la coalition populiste au pouvoir, le président du Conseil italien va remettre sa démission à Sergio Mattarella. Devant le Sénat, il en a profité pour tacler son ministre de l’Intérieur, Matteo Salvini, qu’il juge responsable de la crise actuelle.

Pas de surprise au Palazzo Madama de Rome. Le président du conseil Giuseppe Conte a entériné ce mardi devant le Sénat  la fin de la coalition populiste au pouvoir en Italie depuis juin 2018 . A la tête de cette alliance de circonstance entre le Mouvement 5 Etoiles de Luigi Di Maio et la Ligue de Matteo Salvini, l’ex-professeur de droit remettra sa démission au président Sergio Mattarella dans les prochaines heures.

S’exprimant au Sénat à l’occasion du débat  sur la motion de censure déposée par Salvini , Giuseppe Conte n’a pas oublié de régler ses comptes avec le leader d’extrême droite. Le tenant pour principal instigateur de la crise politique actuelle, le juriste a jugé « irresponsable » l’attitude de son futur ex-ministre de l’Intérieur.

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Matteo Salvini « a montré qu’il poursuivait ses propres intérêts et ceux de son parti », a déclaré Conte ajoutant que « sa décision pose un risque grave pour ce pays ». Giuseppe Conte, qui avait été invité par les sénateurs à venir s’exprimer sur cette crise politique, a estimé que la tentative de Matteo Salvini affaiblissait la position de l’Italie dans ses négociations avec l’Union européenne, notamment à propos du budget.

Salvini réplique

Le leader d’extrême droite, invité à prendre la parole pour défendre sa motion de censure, n’a pas mis longtemps à répliquer : « Je suis désolé que vous m’ayez supporté ainsi pendant plus d’un an mais je n’ai aucun regret. Je referais exactement la même chose. Je suis un homme libre, je n’ai pas peur d’être jugé par les Italiens », a-t-il lancé à l’intention de Conte.

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Conforté par des sondages très favorables, Salvini, qui espère renverser le gouvernement auquel il appartient afin d’organiser des élections anticipées à l’automne, a ajouté : « Nous sommes les seuls fascistes présumés à vouloir le vote. Quelle étrange dictature nous voudrions instaurer, la dictature du peuple italien ».

Faute d’obtenir une majorité de vote à sa motion de défiance, Salvini devrait néanmoins perdre le contrôle de l’agenda politique. Il appartiendra en effet à Sergio Mattarella de déterminer s’il convient de convoquer des élections législatives anticipées ou s’il est possible de former une autre coalition gouvernementale.

Si ce second scénario est privilégié, des négociations seront alors engagées. Celles-ci pourraient déboucher sur la création d’un front anti-Salvini, réunissant des forces politiques aussi disparates que le M5S, le Parti démocrate de Matteo Renzi, ou encore le parti Forza Italia de Silvio Berlusconi.

Source: Les Echos

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