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Haiti: Quand la peur d’être kidnappé décourage la diaspora de se mettre à l’abri du coronavirus

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Aujourd’hui, le monde se plie aux caprices du fléau du siècle. De la Chine à la République Dominicaine, en passant par l’Italie, l’Espagne, la France et les USA. La pandémie du coronavirus menace la race humaine d’extinction. Sa résistance aux antibiotiques est d’autant plus inquiétante que les Etats sont – par les temps qui courent – à bout de souffle. L’Italie s’écroule – ses médecins, dépassés par les événements – crient à l’aide et à la Chine souffreteuse envoie des renforts médicaux en signe de reconnaissance.

La diaspora haïtienne, apeurée, aurait voulu rentrer au bercail pour se mettre à l’abri du coronavirus, mais le kidnapping qui attriste, qui appauvrit et qui endeuille les nationaux le leur interdit. Ils restent, contre leur volonté et attendent qu’arrive leur tour pour se faire infecter dans le silence le plus total et peut-être dans l’abandon le plus pesant. C’est pourquoi nous devons travailler à combattre l’insécurité sous toutes ses formes. L’opposition politique ne devrait pas y voir un moyen pour narguer le pouvoir en place. Elle ne devrait pas s’en réjouir non plus, car le kidnapping est un tyran aveugle qui n’épargne personne, même pas les plus pauvres. On ne sera pas tous kidnappés, mais tous seront frappés.

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La crise sécuritaire est bien réelle. Ce qui nous importe maintenant c’est de savoir comment la gérer. Son impact sur nos comportements est sans appel. Je n’ai pas l’impression que les membres de l’opposition aient pris conscience des difficultés et du marasme dans laquelle se débat tout Haïti, sinon ils ne se battraient pas pour hériter de ses cendres.

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Haïti est, jusqu’à présent, épargné – comme c’était le cas – à plusieurs reprises où nous avons seulement entendu parler des fléaux qui tuent des centaines de personnes: le SRAS par exemple, mais n’en étions nullement inquiétés. Notre soleil pourrait y être pour quelque chose, bien que l’on craigne une mutation du virus qui pourrait s’adapter à la chaleur tropicale au dessous de 36 degrés. L’essentiel est de nous y préparer et de suivre les directives émanant du ministère de la santé publique.

KéDar, Mars 2020

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