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Exclusif : comment sont-ils arrivés en Haïti et impliqués dans le crime du Président Jovenel Moïse ?

Port-au-Prince, le 9 juillet 2021.- Selon le journal EL TIEMPO de Colombie, l’un d’eux, qui s’appelle Manuel Antonio Grosso Guarín était, jusqu’en 2019, l’un des militaires les mieux préparés de l’armée colombienne. Il a reçu une formation de force spéciale, avec des instructeurs américains. Et, en 2013, il a été affecté au Groupe des forces spéciales de lutte contre le terrorisme urbain en Colombie.

Ses compagnons avaient perdu sa trace jusqu’à ce que, le jeudi 8 juillet, ils le revoyent, allongé sur le sol et menotté, dans une garnison militaire en Haïti. Grosso est accusé d’être l’un des anciens militaires colombiens qui ont participé à l’assassinat du président d’Haïti, Jovenel Moïse, qui a été abattu à sa résidence mercredi dernier.

Donc, EL TIEMPO a eu un accès exclusif au document confidentiel que le Gouvernement haïtien a entre les mains concernant l’identité des Colombiens prétendument impliqués dans le crime d’État. Et il a établi que plusieurs des personnes capturées et d’autres suspectées d’être impliquées dans le meurtre étaient en Haïti depuis un mois.

En effet, ce journal a établi que quatre anciens militaires colombiens se sont rendus à Punta Cana (République dominicaine) le vendredi 4 juin, à 2h25 de l’après-midi, par la compagnie aérienne Avianca.

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Et deux jours plus tard, ils sont partis par le poste frontière de Carrizal, situé à 5 heures de voiture de Punta Cana, à destination d’Haïti.

Cependant, Grosso Guarín et ses trois compagnons ont réussi à faire du tourisme en République dominicaine. Les agents de renseignement qui enquêtent sur l’assassinat ont des photos de l’ancien militaire colombien au phare de Colón en République dominicaine.

Grosso Guarín a téléchargé plusieurs de ces images sur ses réseaux en compagnie de Mario Antonio Palacios Palacios, qui est qualifié dans le rapport de « compatriote possédant des papiers colombiens, mais apparemment d’origine haïtienne ».

« Il sera tenu d’expliquer sa présence en Haïti et son lien avec Grosso Guarín », a déclaré un agent enquêteur de haut niveau à EL TIEMPO.

Ils comparent également les identités pour établir si une autre des personnes capturées est l’ancien militaire colombien identifié comme Naiser Franco Castañeda, qui a voyagé avec Grosso Guarín et le reste de ses compatriotes.

L’homme de 30 ans avait un cours de Lancero, a posé pour des photos aux mêmes endroits où se trouvait Grosso Guarín. Et il apparaît dans les livres du poste frontière de Carrizal. « Comment c’était. Avez-vous déjà voyagé ou quoi ? », lit-on dans un des commentaires qu’un militaire actif, des Forces spéciales, a fait à la photo de Franco en République dominicaine.

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Et il y a un quatrième homme qui était sur le même vol et qui semble lié à l’armée à travers l’hôpital naval de Carthagène. Il a travaillé comme infirmier dans l’armée et était également sur le vol Avianca à destination de Punta Cana. Les autorités, qui vérifient s’il fait partie des détenus, l’ont identifié comme étant Gersan Mendivelso.

De même, des sources judiciaires en Haïti ont confirmé que parmi les mercenaires morts indiqués, il y avait deux Colombiens. Ceux-ci ont été identifiés comme Mauricio Javier Romeo Medina et Duberney Capador Giraldo.

Tous deux ont été tués rue Pinchinat à Pétion-Ville. Selon l’un des enquêteurs, les Colombiens détenus étaient munis de leurs passeports. Et il y a un autre détail qu’un des juges qui assiste à l’affaire a observé : « Ils ont tous le même type de bottes.

Source: El tiempo

Antenne 509/ A509
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