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Discours sur l’état de l’Union : Trump vante son bilan dans une ambiance tendue

Discours sur l'état de l'Union : Trump vante son bilan dans une ambiance tendue 1

Le président américain a donné, mardi soir, devant le Congrès, son dernier discours annuel sur l’état de l’Union avant l’élection de novembre. Poignée de main évitée, discours déchiré : la soirée a été marquée par une confrontation silencieuse entre Donald Trump et Nancy Pelosi, la présidente de la Chambre qui a surpervisé son « impeachment ».

Une image vaut parfois mieux qu’un long discours. Celui de Donald Trump devant le Congrès a duré plus d’une heure, mardi 4 février. Mais les quelques secondes avant qu’il ne débute résument bien l’état de l’Union outre-Atlantique : plus divisé que jamais. Après avoir salué les élus sur son passage, le président américain se rend au pupitre pour donner un exemplaire de son discours annuel sur l’état de l’Union à son vice-président, Mike Pence, et à la démocrate Nancy Pelosi. Cette dernière, qui a supervisé l' »impeachment » du milliardaire à la Chambre des représentants, lui tend alors la main, qu’il ignore ostensiblement.

Les élus républicains, dont les sénateurs qui ont promis de l’acquitter à l’issue de son procès en destitution mercredi, se mettent alors à scander « Quatre ans de plus ! ». Le ton est donné. Le discours, son dernier avant l’élection présidentielle de novembre, peut commencer.

Aucune référence à l' »impeachment »

Donald Trump n’a fait aucune annonce. Comme chaque président lors de ce genre d’exercice, il a passé en revue son bilan, applaudi par son camp et ignoré par l’opposition. Il n’a pas non plus fait référence une seule fois à l »impeachment ».

Le milliardaire a considéré que l’état de l’Union « est plus fort que jamais ». « Contrairement à tant d’autres avant moi, je tiens mes promesses », a-t-il assuré. « En seulement trois petites années, nous avons brisé la mentalité du ‘déclin américain’ et rejeté la décroissance de la destinée de l’Amérique », a-t-il aussi déclaré.

Donald Trump a vanté « la grande réussite économique » des États-Unis et le « boom des cols bleus ». « Notre stratégie a marché », s’est-il félicité aux sujet des accords commerciaux avec la Chine, le Canada et le Mexique. Il a aussi évoqué plusieurs thèmes de campagne, comme son « mur puissant » anti-immigration à la frontière mexicaine et son intention d’interdire l’avortement « tardif ».

Juan Guaido invité au Congrès

Iran, Afghanistan, Proche-Orient… la politique étrangère n’a pas été oubliée. Fait inédit, Donald Trump a surpris Washington en invitant, pour la première fois, l’opposant vénézuélien Juan Guaido au Congrès pendant son discours. Les États-Unis, ainsi que plusieurs pays, le considèrent comme le vrai chef d’État en exercice du Venezuela et rejettent l’autorité du socialiste Nicolas Maduro. « Merci beaucoup monsieur le président », lui a-t-il lancé.

La présence de Juan Guaido a permis au milliardaire de dénigrer les effets du socialisme dont se réclame l’un des favoris aux primaires démocrates, Bernie Sanders. « Le socialisme détruit les nations », a-t-il dénoncé. Lors de son discours, il a aussi fait référence à la proposition d’assurance santé publique universelle de plusieurs candidats démocrates. « Nous ne laisserons jamais le socialisme détruire le système des soins de santé américain », a-t-il promis.

Pelosi déchire le discours

La semaine du locataire de la Maison Blanche commence bien. Il bénéficie de son meilleur taux de popularité, 49 % d’opinions favorables selon le dernier sondage Gallup, depuis son arrivée au pouvoir. Lundi soir, il a assisté, comme le reste du pays, au fiasco de la publication des résultats des caucus démocrates de l’Iowa. Et mercredi, il sera assuré d’être acquitté grâce au soutien des sénateurs républicains.

La goutte d’eau, peut-être, pour Nancy Pelosi… qui a fini par déchirer la copie du discours de Donald Trump alors qu’elle se trouvait juste derrière lui à la fin de son intervention. Pourquoi un tel geste ? La patronne des démocrates à la Chambre a répondu peu après aux journalistes : « C’était la chose courtoise à faire, étant donné les alternatives. » Les Américains vont devoir se préparer à beaucoup de « courtoisie » d’ici novembre 2020.

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