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Coronavirus: les cours du pétrole continuent de s’effondrer

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Les cours du pétrole continuaient de chuter vendredi devant la propagation de l’épidémie virale hors de Chine et ses conséquences potentielles sur les échanges et la demande mondiale en brut.

Vers 11h30, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en avril, dont c’est le dernier jour de cotation, valait 50,70 dollars à Londres, en baisse de 2,84% par rapport à la clôture de jeudi. A New York, le baril américain de WTI pour avril abandonnait 2,59%, à 45,40 dollars.

Plus tôt dans la séance, le Brent a frôlé la barre des 50 dollars le baril, à 50,05 dollars vers 09H30 GMT, tandis que le Brent franchissait celle des 45 dollars, en descendant à 44,95 dollars. Ces deux plus bas n’avaient pas été atteints depuis plus d’un an.

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« Nouvelle séance, nouvelle dégringolade », a commenté Stephen Brennock, analyste de PVM Associates, l’épidémie de coronavirus continuant de provoquer « un malaise » sur les marchés. Si la Chine était jusqu’à peu l’unique foyer mondial de coronavirus, le risque s’est démultiplié avec l’émergence de nouveaux pays-sources comme la Corée du Sud, l’Iran et l’Italie.

Pour enrayer la chute libre des prix – les cours de référence des barils européen et américain restent sur cinq séances consécutives de baisse, et accusent un retard proche des 15% sur la semaine – les pays membres de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et leurs alliés devront envoyer des signaux forts au marché à l’issue de leur réunion jeudi et vendredi prochain à Vienne.

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Le volume de 600’000 barils par jour de coupes supplémentaires évoqué jusqu’à présent « ne sera pas suffisant » pour diminuer l’offre et l’adapter autant que faire se peut à la demande qui ralentit, prévient Craig Erlam, de Oanda. Mais « emporter l’adhésion de la Russie parait difficile », ajoute Bjarne Schieldrop, de SEB.

La réponse pourrait venir de l’Arabie saoudite, premier producteur du cartel, qui pousserait pour une coupe commune de 1 million de barils par jour, selon des informations rapportées jeudi par le Financial Times.

Source: AFP

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