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Cayo Ridchy, un nom, un jeune, des rêves détruits

Cayo Ridchy, un nom, un jeune, des rêves détruits 1


par Richardson SERAPHIN


Ce serait manquer à mon devoir et à mon esprit d’équipe de ne pas saluer la mémoire de cet Homme qui vient de nous laisser aussi tôt et même trop tôt.

Collaborateur, rude travailleur, quelqu’un qui met sa foi et sa détermination dans tout ce qu’il entreprend dès qu’il s’agit des activités du bureau. Toujours disponible aux heures indues, Homme de terrain, Ridchy confond toujours sa tâche afin de prouver son professionnalisme.

Passionné des NTIC, fan inconditionnel de _Bitcoin_, Ridchy fut un allié ayant contribué à me faire élir au poste de représentant des étudiants de l’IERAH/ISERSS au Conseil de l’Université d’Etat d’Haiti, en 2013.

J’en ai toujours en mémoire tous ses conseils après mon installation entant que Directeur de Communication à la primature à un moment où j’ai dû me battre pour faire face aux diverses contraintes administratives. Il me disait, un jour, en ces termes: « Baz nèg Primati se konsa, ou fenk vini, nèg yo pa bay ti jeune pase. Pa kite nèg yo fèw echwe. Ou met konte sou kolaborasyonm Mw kanpe bò kotew! Ann vanse!» sic…

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Ridchy n’a jamais mâché ses mots ni dévié sa pensée quand il s’agit de dénoncer l’intolérance, la corruption, la gabegie et l’injustice.

Titularisé au sein de l’Administration Publique l’année dernière, après plusieurs années de services rendus comme contractuel, Ridchy n’avait jamais raté une conversation sans m’exprimer son ras-le-bol, sa volonté de combattre et de se battre contre ce système anti-jeune établit au sein de l’Administration Publique.

Critiqué comme moi pour ses prises de positions contre l’intolérance, la _sousoucratie_ et l’injustice, Ridchy Cayo est le prototype de jeunes qui croyait fermement que le changement de ce système devrait passer inéluctablement par l’intégration effective des jeunes pour faire bouger les choses. Et aussi dire NON! Dire NON à cet establishment qu’on veut se faire croire naturel.

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Maintenant tu n’es plus, nous devons identifier d’autres jeunes de votre trempe qui préfèrent oser dire NON au lieu de marcher à genoux dans le seul but de satisfaire leurs ventres et leurs bas ventres.

N’attendez pas de moi une demande de justice pour quelqu’un comme moi qui n’y crois guère.

En mon nom, pour la mémoire de mon ami Ridchy Cayo et pour la prospérité, nous exigeons des autorités Étatiques compétentes l’ouverture illico ainsi que la fermeture d’une enquête approfondie des circonstances entourant la mort et/ou l’assassinat de  Ridchy Cayo.

C’est fini! Aucune autre conversation! Et notre rencontre de travail planifiée pour le 18 mai n’aura plus lieu.

Richardson SERAPHIN

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